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Le thème de cette semaine :
Et si on s'évadait de la folie du monde ? Cette semaine, on rêve, on imagine, on s'ouvre à d'autres horizons... À l'aventure !
Avec Jean-Christophe Rufin, Marion Montaigne et Thomas Pesquet, Olivia Ruiz, Jean-Claude Raspiengeas, Aurélien Blanchard, Manal Salamé et Lolita Pille. |

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Marion Montaigne « Space Montaigne » (Charivari)
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Après "Dans la combi de Thomas Pesquet", Marion Montaigne raconte son immersion dans l'univers du spatial et la rencontre avec l'astronaute star, qu'elle suit entre Cologne, Houston, Baïkonour, Moscou et Paris. Pour une autrice anxieuse comme elle, cette immersion hors norme provoque des montagnes russes émotionnelles. Bienvenue dans la tête d'une créatrice qui accumule les gaffes, les vannes, les péripéties rocambolesques et les crises d'angoisse ! Un récit aussi hilarant que flippant, à destination de tous les fans de la première heure... et de ceux qui rêvent d'espace sans quitter leur fauteuil ?!
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Olivia Ruiz « ¡Vamos! » (JC Lattès)
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D'Orlando à Madrid, du café de Marseillette aux rives du Nil, des poésies déclamées sur le port d'Essouira aux fêtes endiablées de La Havane, Lola s'est donné un an pour transmettre à son petit garçon Ennio ce que l'école ne pourra jamais lui apprendre mais que peut une mère : l'amour de la vie et de l'autre.Et si en chemin elle pouvait se retrouver elle-même, leur échappée prendrait tout son sens...Porté par la plume racée d'Olivia Ruiz, à la fois poétique et puissante, ¡Vamos! nous entraîne dans un tourbillon d'émotions et de sensations, de couleurs et de saveurs. Un voyage à l'énergie contagieuse, une ode à la filiation, un roman à fleur de peau.
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Jean-Christophe Rufin « Les énigmes d'Aurel le consul tome 7 : La folie Sainte-Hélène » (Calmann-Lévy)
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À Sainte-Hélène, territoire britannique perdu dans l'Atlantique Sud, c'est la consternation. Le consul qui administre l'enclave française de Longwood, où est mort Napoléon, a disparu. Comment peut-on se volatiliser sur une île reliée à l'Afrique du Sud par un avion chaque semaine et où tout le monde se connaît ? C'est ce qu'Aurel va être chargé de découvrir. Il va vite comprendre que représenter la France à Sainte-Hélène n'est pas de tout repos. Car Napoléon rend fou. Son souvenir déchaîne encore des passions violentes. Le consul disparu ne manquait pas d'ennemis parmi les fondus de l'Empereur qui viennent visiter le lieu de son exil. Mais qui a pu lui en vouloir au point de l'éliminer ? Sans l'aide d'une jeune Française venue dans cette contrée du bout du monde pour exorciser ses fantômes, Aurel aurait eu du mal à le découvrir. Cette enquête hors norme va nous faire rencontrer des personnages extraordinaires. Cette fois, Aurel, pour notre plus grand plaisir, trouve plus original que lui...
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Aurélien Blanchard « Les chemins écarquillés » (Christian Bourgois)
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Habitué des petits boulots, des basses besognes et des aller-retours en prison, Braque se voit confier une étrange mission. Il doit escorter, chez un éminent zoologue, une étrange créature. Chose laide et silencieuse aux grands yeux tristes, à mi-chemin entre le tamanoir et un adolescent humain mâle, la créature se déplace tantôt à quatre-pattes et tantôt debout, se refusant à toute classification taxonomique. Il lui donnera un nom : Victor. Braque aime le silence, et Victor le lui rend bien. Mais la créature gêne et dérange. Pire : elle est traquée. Ensemble, ils s'embarquent dans une cavale un pays désolé, où tout semble s'effacer lentement, et rencontrent deux jeunes sympathiques avec qui ils décident de rejoindre la mer et ses rivages, en marge du monde qui s'effondre. Dans cette fuite en avant, Braque embrasse l'altérité et apprend bientôt à prendre soin des autres, et de lui.
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Jean-Claude Raspiengeas « La France à la carte » (Équateurs)
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La France est un être géographique, affirmait Paul-Vidal de la Blache. Pendant des générations, les écoliers ont appris à rêver devant ces cartes immenses et colorées. Devenus adultes, ils se sont penchés sur les cartes routières en accordéon de Michelin. Ces cartes mouvantes, changeantes et toujours renouvelées sont la radiographie d'un corps vivant, irrigué de veine et d'artères, convergentes vers le coeur, la capitale. En France, tous les chemins mènent à Paris ou en dépendent. L'écrivain et journaliste Jean-Claude Raspiengeas nous raconte la fabuleuse épopée de la carte routière en France et de la mythique carte Michelin. La carte routière est née grâce... au caoutchouc ! Sans la roue, il n'y aurait pas eu la volonté de construire des routes fiables, pouvant accueillir d'abord les vélos puis les automobiles. Comment conçoit-on une carte ? Qui en sont les auteurs ? L'aventure de la carte en France est une formidable saga, à la fois industrielle, capitalistique et populaire. Elle raconte les plus sombres heures de l'histoire de France mais aussi et surtout l'heureux temps des vacances. Ouvrir une carte routière, c'est en un seul coup d'oeil nouer le présent avec le passé, la géographie avec l'histoire. C'est plonger vers une infinité d'ailleurs, la carte dessinant les sentiers de la liberté.
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Lolita Pille « Antigone reine » (Cherche Midi)
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Prix Essai France Télévisions 2026
Je suis hantée par l'identité de la littérature, par la nature de son influence sur nous et sur le monde, par sa survie. Quand la politique fonctionne comme une fabrique de l'ennemi, si un art de raconter nous élève, c'est bien la littérature. Invitation à cultiver notre " attention extrême ", elle nous révèle d'autres vérités sur nous-mêmes que celles blessées par le pouvoir et la culture médiatique, réconcilie nos identités en guerre, nous convie à une expérience du plaisir plus forte que les drogues. Je crois, après Virginia Woolf et Pier Paolo Pasolini, que l'art est par essence antifasciste : il nous apprend à devenir des sujets clairvoyants et, quand il le faut, révolutionnaires. Aussi ai-je imaginé la littérature sous les traits d'une Antigone, dressée contre les tyrannies actuelles. J'appelle à réaliser cette utopie : Antigone devient reine, l'intelligence humaine reprend le pouvoir et change la fin de l'histoire. Dans cet essai ardent, punk et érudit, Lolita Pille crée une pensée autonome ; elle poursuit le projet fou qui vise à rétablir la littérature à une place sacrée. Convoquant sa vie personnelle autant que ses auteurs de chevet ? des anciens Grecs à Nietzsche, de Sylvia Plath à Marcel Proust ?, la romancière culte de Hell et Éléna et les joueuses nous invite à choisir l'art pour renouer avec l'amour véritable.
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Manal Salamé « Habibi Beyrouth » (La tribu)
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Prix Roman France Télévisions 2026
« Un matin, je me suis réveillée en rêvant que je ne parlais plus l'arabe. J'ai compris qu'il fallait rentrer. » Après dix-sept ans en France, loin de son pays natal, Amal revient à Beyrouth pour obtenir une carte d'identité. Mais ce qui ne devait être qu'une simple formalité se révèle beaucoup plus compliqué que prévu et Amal doit prolonger son séjour. Ses démarches administratives la conduisent des rues palpitantes de la capitale jusqu'au sud du pays, dans son village familial désormais tenu d'une main de fer par le Hezbollah. Elle devra affronter ce qu'elle avait fui : la tyrannie des apparences, les sales rumeurs réservées aux femmes non mariées et sans enfants. La traversée de ce pays aussi beau que tourmenté devient un voyage au c½ur de la mémoire et des blessures de l'exil. "Souvenez-vous d'une chose, Amal. En France comme au Liban, vous serez toujours arabe. Et musulmane."
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Dans les précédentes émissions |
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Laurent Mauvignier « Histoires de la nuit » (Éditions de Minuit)
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Porté à l'écran par Léa Mysius.
Il ne reste presque plus rien à La Bassée : un bourg et quelques hameaux, dont celui qu'occupent Bergogne, sa femme Marion et leur fille Ida, ainsi qu'une voisine, Christine, une artiste installée ici depuis des années. On s'active, on se prépare pour l'anniversaire de Marion, dont on va fêter les quarante ans. Mais alors que la fête se prépare, des inconnus rôdent autour de la maison.
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Laurent Mauvignier « La Maison vide » (Éditions de Minuit)
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En 1976, mon père a rouvert la maison qu'il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans. À l'intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d'honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux. Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d'elles. Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J'ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.
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Annie Ernaux « Mémoire de fille » (Folio)
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Porté à l'écan par Judith Godrèche.
«J'ai voulu l'oublier cette fille. L'oublier vraiment, c'est-à-dire ne plus avoir envie d'écrire sur elle. Ne plus penser que je dois écrire sur elle, son désir, sa folie, son idiotie et son orgueil, sa faim et son sang tari. Je n'y suis jamais parvenue.» Annie Ernaux replonge dans l'été 1958, celui de sa première nuit avec un homme, à la colonie de S dans l'Orne. Nuit dont l'onde de choc s'est propagée violemment dans son corps et sur son existence durant deux années. S'appuyant sur des images indélébiles de sa mémoire, des photos et des lettres écrites à ses amies, elle interroge cette fille qu'elle a été dans un va-et-vient entre hier et aujourd'hui.
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Yann Dedet « Portrait de l'artiste en sale môme » (P.O.L.)
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Yann Dedet a été le monteur de quatre films de Maurice Pialat (1925 - 2003), dont Police, Sous le soleil de Satan et Van Gogh. Ni hagiographie, ni biographie, ni exercice d'admiration, Portrait de l'artiste en sale môme est le récit personnel, vivant et littéraire de ce Maurice, cerné de près dans l'atelier de transmutation qu'est une salle de montage. Yann Dedet a voulu avec ce nouveau livre raconter ce que fut pour lui le « bonhomme » Pialat, et le cinéaste. Le livre commence drôlement par un refus : Yann Dedet ne montera pas le dernier film de Pialat, Le Garçu (1995). Cauchemar qui devient le déclic de ce récit : évoquer les films sur lesquels ils ont travaillé, déployer les contradictions de l'homme et du cinéaste, ses humeurs et son humour « à casser des briques ». Écrire les élans de ce personnage bourru « dont le cinéma est loin du tout-venant, un cinéma qui ne se fait pas de cinéma ». Ses relations intenses, souvent ambivalentes, avec les acteurs et les actrices (Sophie Marceau, Isabelle Hupert...) Son travail de réalisateur et sa relation au cinéma. Yann Dedet parvient dans un récit haut en couleurs à faire de Pialat un personnage romanesque à part entière, à transmettre ses zones d'ombre, sa pratique d'être en vie et de dire la vie, non seulement la sienne, mais aussi celles des autres qui ont eu le bonheur de travailler avec cet ancien peintre devenu cinéaste, dans ses lieux de travail autant qu'au cours de ses marches roboratives, sa gymnastique favorite. Tout à la fois portrait intime et décalé, sans fard, d'un artiste exceptionnel, réflexion sur la vie et le cinéma, et la vie quand on fait du cinéma, sur le montage cinématographique, et l'amitié.
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Marguerite Duras « Hiroshima mon amour » (Folio)
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Porté à l'écran par Alain Resnais.
Lui : Tu n'as rien vu à Hiroshima. Rien. Elle : J'ai tout vu. Tout... Ainsi l'hôpital je l'ai vu. J'en suis sûre. L'hôpital existe à Hiroshima. Comment aurais-je pu éviter de le voir ? Lui : Tu n'as pas vu d'hôpital à Hiroshima. Tu n'as rien vu à Hiroshima... Elle : Je n'ai rien inventé. Lui : Tu as tout inventé. Elle : Rien. De même que dans l'amour cette illusion existe, cette illusion de pouvoir ne jamais oublier, de même j'ai eu l'illusion devant Hiroshima que jamais je n'oublierai. De même que dans l'amour.
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Katherine Pancol « Des choux et des reines » (Albin Michel)
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Sophie a sauté dans le premier train pour Rouen avec, pour seul bagage, son chien Sherlock. Elle s'est enfuie. Ce jour-là, son amant avait oublié de l'enfermer à double tour...
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Michel Bussi « Que la mort nous frôle » (Les Presses de la Cité)
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Avec Que la mort nous frôle, Michel Bussi revient à l'essence de son art : un suspense psychologique haletant, un huis clos oppressant et une intrigue savamment orchestrée, où rien n'est jamais ce qu'il paraît être. Quand on frôle la mort, ce n'est pas son passé que l'on voit défiler. Ce sont les rêves que l'on ne pourra pas réaliser. Près de Lausanne, Jeanne, jeune psychiatre spécialisée dans les traumatismes, rejoint le manoir des Amarantes, qui, depuis 1945, abrite des pensionnaires brisés par la guerre. Parmi eux, Charly, adolescent imprévisible et paranoïaque, et Téréza, orpheline du ghetto de Varsovie, ont noué un lien très fort. Mais ces dernières semaines, des événements inquiétants secouent les lieux : des pensionnaires disparaissent, de mort naturelle prétend-on ; des statues changent de place ; le docteur Gruber, directeur de l'établissement, mène des expériences mystérieuses. Tandis que les ombres et les non-dits pèsent sur ce manoir hors du temps, le danger est partout. Derrière un décor faussement paisible, entre les rives du Léman et les sommets alpins, le passé peut-il encore tuer ?
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Olivier Bourdeaut « Une histoire d'amour et de violence » (Gallimard)
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Le jour où il enterre son père, tout le monde félicite Olivier pour le succès de son premier roman. La scène est absurde, presque irréelle. Et pourtant, c'est là que tout commence. Car derrière la consécration de l'écrivain se cache une histoire intime. Celle d'un fils qui a grandi dans l'ombre d'un père aussi impressionnant qu'insaisissable, d'un enfant qui s'est construit contre la violence et sous les coups, d'un adolescent qui les a rendus et d'un homme qui, au moment de devenir père à son tour, choisit de transformer son héritage. De Nantes à l'Espagne, des bancs de la pension aux plateaux de télévision, Olivier Bourdeaut remonte le fil d'une vie faite de chutes, de réconciliations inattendues et de victoires inespérées. Peut-on réécrire son histoire familiale ? Et que reste-t-il, au fond, de nos pères ? Traversé par une émotion et un humour irrésistibles, ce livre raconte la métamorphose d'un mauvais élève en écrivain, d'un fils blessé en un père attentionné. Un récit vibrant sur la filiation, les épreuves, et finalement la joie de trouver enfin sa place.
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Marie Dosé « La violence faite aux autres » (Les Éditions du Sonneur)
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À l'été 2025, après vingt-cinq années d'exercice de la profession d'avocat pénaliste, Marie Dosé éprouve le besoin d'exprimer à travers une galerie de portraits, ce qu'elle voit monter ces dernières années : une irrépressible violence judiciaire et institutionnelle. Dans cette galerie de portraits, écrite dans un souffle et à fleur de peau, Marie Dosé relate ce que ni les médias ni l'opinion ne voient jamais : la brutalité concrète d'une institution qui, par indifférence ou jubilation à juger, finit par briser des existences, ici ou ailleurs. Mais La Violence faite aux autres - cri d'alarme devant le tombeau d'un certain humanisme - n'a rien d'un tract ou d'un pamphlet : à son écriture implacable, parfois clinique, fait surtout écho une expression d'impuissance devant ce que notre société tend à devenir. Enfin, dans ce récit d'un quotidien en butte à la mécanique judiciaire, vient s'immiscer, non sans pudeur ni délicatesse, les angoisses et les tremblements du drame privé.
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Lucile Novat « Voir venir » (Éditions du sous-sol)
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À Saint-Denis, voisin de la nécropole royale, se trouve un étonnant et imposant édifice: la maison d'éducation de la Légion d'honneur. Vanessa est aujourd'hui surveillante dans cet internat de jeunes filles revêtant tantôt des airs de château de conte, tantôt de maison hantée.Véritable cheffe d'orchestre de ce roman choral, elle nous invite à faire la connaissance de quatre pensionnaires : Lou,Yasmine, Adèle et Suzanne. Ces adolescentes portent toutes un lourd symbole, une médaille remise à leur père ou à leur grand-père, leur clé pour entrer ici. Leur présent et leur passé s'entremêlent, le temps se détraque, jusqu'à ce drame irrémédiable, que personne n'avait vu venir. Dans un premier roman singulier, Lucile Novat détourne les codes du genre et donne à ce conte vénéneux des accents résolument modernes.
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